Koroma Tech a constaté que la ZimaBoard 2 convient particulièrement comme plateforme compacte et silencieuse de laboratoire domestique pour les services légers, les conteneurs, le stockage et une virtualisation ciblée. Ses tests montrent que la carte peut exécuter son environnement serveur par défaut administrable depuis un navigateur, Proxmox avec un conteneur LXC Ubuntu et TrueNAS avec un pool de deux disques en miroir ; toutefois, son Intel N150 à quatre cœurs ne doit pas être considéré comme un hôte de virtualisation haut de gamme.
Merci à Koroma Tech d’avoir documenté la configuration complète et expliqué comment ce matériel s’intègre dans un véritable laboratoire domestique. Sa vidéo originale couvre le matériel, l’installation de deux disques, l’interface serveur initiale, l’extension NVMe, l’installation de Proxmox, le test d’un conteneur LXC Ubuntu et la configuration du stockage TrueNAS.
Divulgation concernant la collaboration : l’équipe ZimaBoard a fourni la carte et les accessoires présentés dans la vidéo de Koroma Tech. Le créateur précise qu’il partage sa propre expérience et l’utilisation qu’il prévoit. Les versions logicielles, les détails de l’interface, les ensembles matériels et la compatibilité peuvent changer après la publication.
Le résultat : la ZimaBoard 2 ne remplace pas en miniature un serveur en rack doté de nombreux cœurs. Sa force réside dans l’association d’un fonctionnement silencieux, de deux connexions réseau 2,5 GbE, d’un stockage SATA direct et d’une extension PCIe ouverte, le tout dans un petit système x86 auquel on peut attribuer un rôle bien défini de serveur domestique.
De la ZimaBoard d’origine à un nouveau nœud de laboratoire domestique
Koroma Tech commence par un contexte utile sur le long terme. Il possède déjà deux systèmes ZimaBoard 832 d’origine et les a utilisés comme pare-feu, serveur Docker et matériel général pour son laboratoire domestique. Il prévoit de réutiliser ces anciennes cartes dans un cluster Proxmox ; son test de la ZimaBoard 2 repose donc sur une expérience concrète plutôt que sur une première découverte de cette catégorie de produits.
La nouvelle carte conserve son design compact en aluminium sans ventilateur, tout en modernisant le processeur, la mémoire, le réseau et les possibilités d’extension. Koroma Tech prévoit d’utiliser l’unité reçue pour le test comme serveur de développement NixOS dédié dans son laboratoire domestique, un rôle qui correspond aux atouts de la plateforme : fonctionnement silencieux, disponibilité continue, compatibilité Linux et possibilités d’extension suffisantes pour ajouter du stockage ou des interfaces adaptées à chaque projet.
Cette utilisation prévue sert également de fil conducteur au reste du test. Plutôt que de se demander si la carte remporte les benchmarks synthétiques de bureau, il cherche à savoir si elle peut servir d’hôte d’applications pratique, d’hyperviseur léger ou de NAS compact.
Ce que le matériel du ZimaBoard 2 est conçu pour gérer
Le mini-serveur domestique ZimaBoard 2 repose sur un processeur Intel N150. Intel présente le N150 comme un processeur à quatre cœurs et quatre threads, avec une fréquence turbo maximale de 3,6 GHz et une puissance de base de 6 W, dans ses spécifications officielles.
Koroma Tech teste le modèle doté de 16 Go de mémoire et de 64 Go d’eMMC. La configuration plus petite utilise 8 Go de mémoire et 32 Go de stockage eMMC. Le processeur est identique : le modèle supérieur ne devient donc pas un serveur de calcul doté de davantage de cœurs. En revanche, la mémoire supplémentaire laisse plus de marge aux conteneurs, aux applications et à la virtualisation limitée.
| Couche matérielle | Rôle dans le laboratoire domestique | Limite pratique |
|---|---|---|
| Intel N150 | Exécute des services légers, des conteneurs, des outils réseau et des charges de serveur ciblées. | Les quatre cœurs et quatre threads limitent la virtualisation dense ou intensive en processeur. |
| LPDDR5 de 8 Go ou 16 Go | Fournit de la mémoire pour les applications, les conteneurs et les petits environnements virtualisés. | La mémoire est intégrée plutôt que fournie sous la forme d’un emplacement DIMM classique remplaçable par l’utilisateur. |
| eMMC de 32 Go ou 64 Go | Contient le système fourni et un environnement de démarrage léger. | Koroma Tech évite de l’utiliser pour des installations Proxmox ou TrueNAS soumises à de nombreuses écritures. |
| Deux contrôleurs réseau Intel 2,5 GbE | Prend en charge un trafic de stockage plus rapide, la segmentation réseau, le routage et les projets de pare-feu. | Le débit réel dépend toujours des clients, des commutateurs, du câblage, des disques et de la charge de travail. |
| Deux ports SATA | Connecte une paire de disques durs ou de SSD avec des câbles directs pour les données et l’alimentation. | Deux disques conviennent aux configurations de stockage simples, sur disque unique ou en miroir. |
| Extension PCIe | Ajoute du stockage NVMe, du réseau ou d’autres composants adaptés à une tâche spécifique. | Un adaptateur choisi occupe le chemin d’extension et doit s’intégrer à la configuration physique. |
Pourquoi les deux ports Intel 2,5 GbE sont importants
Koroma Tech met l’accent sur le réseau, car cela répond à deux frustrations rencontrées avec un ZimaBoard d’origine utilisé comme pare-feu. Cette ancienne configuration utilisait un contrôleur réseau Realtek, et il a connu des déconnexions occasionnelles ainsi que du travail supplémentaire lié aux pilotes dans OPNsense. Ses ports 1 GbE sont également devenus une contrainte lors du routage du trafic entre les VLAN.
Les deux interfaces Intel 2,5 GbE du ZimaBoard 2 augmentent la bande passante réseau disponible et offrent une base plus propre pour un routeur, un pare-feu, un réseau domestique segmenté ou une liaison NAS rapide. Le second port peut séparer les flux réseau au lieu de forcer chaque charge de travail à passer par une seule interface.
Deux ports à eux seuls ne définissent pas la configuration. Un pare-feu nécessite toujours une affectation réfléchie des interfaces et des règles de sécurité, tandis qu’un serveur de stockage a besoin d’un commutateur et d’un client compatibles 2,5 GbE pour que les transferts dépassent les débits du gigabit. Le matériel supprime une limitation immédiate du nombre de ports ; la conception du réseau détermine si cet avantage sera réellement exploité.
Construire la configuration d’extension à deux disques et PCIe
Le test comprend un support pour deux disques durs, un riser PCIe, une carte adaptatrice et un ventilateur en option. Koroma Tech fixe la carte sur le dock pour disques, sécurise l’ensemble du riser, installe deux disques et branche le câble SATA de données et d’alimentation. Les disques contribuent également à stabiliser le support grâce aux points de fixation latéraux.
Il ajoute ensuite un adaptateur NVMe via PCIe. Cela crée un plan de stockage pratique en trois couches : l’eMMC intégré pour l’environnement léger d’origine, le NVMe pour un autre système d’exploitation ou un hôte de virtualisation, et deux disques SATA pour les données.
La configuration terminée est plus grande que la carte nue, mais reste ouverte et accessible. C’est important dans un laboratoire domestique, où remplacer un disque, changer un adaptateur ou réacheminer un câble ne devrait pas nécessiter le démontage d’un appareil hermétiquement fermé.
Explorer l’environnement serveur administré depuis un navigateur
Après l’assemblage, Koroma Tech démarre l’environnement serveur fourni et y accède depuis un navigateur web. L’interface propose un tableau de bord pour le stockage, l’état du système, les applications basées sur Docker et les tâches courantes d’auto-hébergement. C’est le point de départ le plus simple lorsque l’objectif est de déployer des services sans commencer par construire une pile de virtualisation.
L’expérience par défaut et les tests ultérieurs sur matériel nu s’adressent à des utilisateurs différents. Une plateforme applicative administrée depuis un navigateur réduit les difficultés de configuration pour les services de fichiers et les conteneurs. Proxmox offre un contrôle accru sur les systèmes isolés. TrueNAS concentre davantage la machine sur les pools de stockage, les partages, la protection des données et les applications de stockage.
La décision importante intervient avant l’installation : choisissez l’environnement d’exploitation en fonction de la tâche principale du serveur. Installer plusieurs plateformes simplement parce que le matériel les prend en charge peut entraîner des migrations inutiles et fragmenter le stockage.
Pourquoi Koroma Tech installe des systèmes alternatifs sur un NVMe
Koroma Tech explique que Proxmox et TrueNAS peuvent techniquement être installés sur l’eMMC intégré, mais il choisit un disque NVMe. Sa préoccupation concerne l’activité disque soutenue : les plateformes de virtualisation, les bases de données, les journaux, les métadonnées et les mises à jour système peuvent générer davantage d’écritures qu’un environnement léger fourni d’origine.
L’utilisation du NVMe sépare le système d’exploitation alternatif des deux disques de données SATA et préserve l’environnement eMMC intégré. Elle permet également de mieux comprendre le rôle de chaque support : le NVMe gère le système actif, tandis que les disques durs contiennent le pool axé sur la capacité.
Il s’agit d’un choix de conception plutôt que d’une exigence universelle. Une petite installation de test peut fonctionner depuis l’eMMC, mais la fiabilité à long terme dépend de la charge de travail, de l’espace libre, du volume d’écritures, des sauvegardes et de l’endurance du périphérique de stockage utilisé. Koroma Tech choisit l’option la plus prudente pour les systèmes qu’il prévoit de tester.
Exécuter Proxmox et un conteneur LXC Ubuntu
Koroma Tech accède au BIOS, démarre depuis un programme d’installation Proxmox sur clé USB et installe Proxmox sur le disque NVMe. L’installation se termine normalement, après quoi il déploie un conteneur LXC Ubuntu pour vérifier que l’environnement de virtualisation fonctionne.
Le conteneur fonctionne correctement. C’est important, car les conteneurs correspondent mieux au matériel disponible qu’un ensemble de machines virtuelles complètes. Proxmox explique que sa plateforme intègre des machines virtuelles KVM et des conteneurs Linux, qui isolent les environnements Linux tout en partageant le noyau de l’hôte.
Ce modèle à noyau partagé nécessite généralement moins de ressources que le fait d’attribuer à chaque charge de travail un système d’exploitation invité complet. Sur un serveur domestique doté de quatre cœurs et de 16 Go de mémoire, les conteneurs LXC peuvent donc laisser davantage de processeur et de mémoire disponibles pour les services eux-mêmes.
Jusqu’où peut aller la charge de travail Proxmox
Une installation réussie ne signifie pas que tous les plans de virtualisation sont appropriés. Koroma Tech souligne à plusieurs reprises que l’Intel N150 possède quatre cœurs. Plusieurs conteneurs légers peuvent constituer une utilisation raisonnable du système, mais plusieurs machines virtuelles gourmandes en ressources peuvent se disputer le même temps processeur et la même mémoire.
Un plan Proxmox réaliste pourrait inclure un petit conteneur Linux pour un service web, un autre pour les utilitaires réseau et un environnement de test dimensionné avec soin. La charge de travail devient moins adaptée lorsqu’elle nécessite plusieurs VM constamment sollicitées, des compilations lourdes, de grandes bases de données, une analyse intensive de vidéosurveillance ou d’autres tâches exigeant durablement le processeur.
Pour les lecteurs qui hésitent entre différents modèles de déploiement, le guide ZimaSpace sur les compromis entre matériel nu, Docker et Proxmox pour un premier laboratoire domestique aide à distinguer les besoins d’isolation des surcoûts de virtualisation inutiles.
Transformer le même matériel en serveur TrueNAS
Koroma Tech remplace ensuite Proxmox par TrueNAS, en installant de nouveau le système d’exploitation sur le NVMe. L’installation s’achève sans contournement inhabituel, et le tableau de bord détecte l’eMMC intégré, le disque système NVMe et les deux disques durs SATA.
Il crée un pool à partir des deux disques durs et sélectionne une configuration en miroir. TrueNAS définit un miroir comme un VDEV dans lequel chaque disque stocke une copie exacte des données. Il faut au moins deux disques, et la capacité disponible équivaut à la taille d’un seul disque, selon la documentation TrueNAS sur les pools.
Le miroir protège la disponibilité contre la défaillance de l’un des disques, mais il ne constitue pas une sauvegarde indépendante. Une suppression accidentelle, un logiciel malveillant, des erreurs d’application ou des dommages affectant l’ensemble du système peuvent toucher les deux copies. Les données importantes nécessitent toujours une sauvegarde distincte, idéalement avec une copie conservée en dehors du serveur.
Proxmox ou TrueNAS : quel test correspond le mieux à ce matériel ?
| Objectif principal | Meilleure approche de départ | Raison |
|---|---|---|
| Installer quelques applications auto-hébergées avec une configuration minimale | Environnement fourni et géré depuis un navigateur | Fournit une interface axée sur les applications sans créer d’hyperviseur. |
| Exécuter plusieurs services Linux isolés | Proxmox avec LXC | Les conteneurs utilisent le processeur et la mémoire limités plus efficacement que de nombreuses machines virtuelles complètes. |
| Créer un serveur de stockage dédié à deux disques | TrueNAS | Organise le système autour des pools, des jeux de données, des partages, de la protection et des applications de stockage. |
| Tester un environnement de développement Linux dédié | Linux sur le matériel, ou une machine invitée Proxmox dimensionnée avec soin | Un rôle unique et clairement défini évite de consommer des ressources pour des couches inutiles. |
| Exécuter de nombreuses machines virtuelles lourdes | Un serveur doté de davantage de cœurs | Le N150 devient la ressource limitante, même si un espace de stockage supplémentaire est installé. |
Koroma Tech considère TrueNAS comme particulièrement adapté au boîtier externe à deux disques, car le matériel de stockage y joue un rôle évident. Proxmox reste également viable, mais son intérêt vient des conteneurs légers et de la virtualisation sélective, plutôt que de la maximisation du nombre de machines invitées.
Ce que l’évaluation prouve — et ce qu’elle ne prouve pas
| L’évaluation démontre | Cela ne garantit pas |
|---|---|
| Le ZimaBoard 2 peut exécuter Proxmox depuis un disque NVMe. | Toute collection de machines virtuelles tiendra dans les limites des quatre cœurs et de la mémoire disponible. |
| Un conteneur Ubuntu LXC fonctionne correctement. | Toutes les applications ont les mêmes besoins en ressources ou la même compatibilité avec les conteneurs. |
| TrueNAS détecte le NVMe et les deux disques SATA. | Chaque adaptateur, disque, boîtier ou future version de TrueNAS se comportera de manière identique. |
| Deux disques peuvent former un pool en miroir. | Un miroir ne remplace pas une sauvegarde séparée des fichiers importants. |
| Le PCIe rend cette plateforme compacte configurable. | Chaque extension peut être installée simultanément sur l’unique liaison PCIe. |
À qui cette configuration du ZimaBoard 2 convient-elle ?
Cette configuration convient à quelqu’un qui construit son premier nœud de laboratoire domestique ou un nœud secondaire, un NAS compact à deux disques, un serveur de développement dédié, un hôte Docker ou LXC, un équipement réseau ou un système Home Assistant. Elle est particulièrement intéressante lorsque le fonctionnement sans ventilateur et les possibilités d’extension ouvertes comptent davantage que les performances multicœurs brutes.
Le modèle 8 Go peut convenir à un rôle ciblé et peu exigeant. Le modèle 16 Go offre davantage de marge pour plusieurs conteneurs, la mise en cache, les services de fichiers et l’expérimentation, même si le processeur à quatre cœurs, inchangé, reste la limite en matière de calcul. Les acheteurs doivent choisir la configuration en fonction du nombre et du comportement des charges de travail, et pas uniquement de la mémoire.
Un serveur plus grand est préférable lorsque le projet dépend de nombreuses machines virtuelles complètes, d’une puissance de calcul élevée en utilisation simultanée, d’une mémoire dépassant la limite de la plateforme, de nombreux disques internes ou de plusieurs périphériques PCIe. Le ZimaBoard 2 est particulièrement performant lorsque son rôle peut être clairement défini.
Un petit serveur devient utile grâce à un rôle clairement défini
Le test de Koroma Tech confirme le titre de sa vidéo : le ZimaBoard 2 est petit, mais il ne faut pas le sous-estimer. Le matériel passe efficacement d’une interface de serveur accessible à Proxmox avec Ubuntu LXC, puis à TrueNAS avec un stockage SATA en miroir.
Les tests établissent également la limite à ne pas dépasser. Le PCIe et le NVMe peuvent étendre le stockage et les fonctionnalités, mais ils ne transforment pas un N150 à quatre cœurs en serveur de virtualisation haute densité. Le meilleur déploiement consiste à attribuer à la carte un rôle précis et à choisir des conteneurs, des configurations de stockage et des systèmes d’exploitation adaptés à ses ressources.
Regardez la présentation complète de Koroma Tech pour découvrir l’assemblage physique et l’ensemble des démonstrations de l’interface. Pour d’autres expériences de serveur domestique, des idées de déploiement et des retours pratiques d’autres utilisateurs, rejoignez la communauté Discord ZimaSpace.
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